Des tags RFID pour veiller sur les chantiers

Vous vous souvenez probablement de cette étude choc de la FFB qui chiffrait les vols sur les chantiers à plus d’un milliard d’euros ! Les deux tiers étaient des vols d’opportunité, partant du principe qu’il était "normal" de se servir sur un chantier. Elle évoquait qu’au moins une entreprise sur deux qui a subi un vol représentant plus de 10.000 euros au cours de l’année... C’était en 2008, et donc largement obsolète vues les dernières statistiques du ministère de l’intérieur sur la déliquance en France et l’augmentation constant des métaux, tel le prix de revente du cuivre... 

 

Véritable électrochoc, cette enquête a été, dès 2008, le point de départ d’une campagne contre le vol baptisée “Ras-le-Vol”” et la signature d’un protocole, renouvelé en janvier 2013, entre la FFB et les forces de l’ordre pour améliorer la sécurisation des chantiers par la sensibilisation des équipes, la coordination avec les forces de police, l’installation d’alarmes et vidéo-surveillance... Dans ce reportage réalisé à l’occasion du congrès RFID 2013 de Marseille, le brigadier major Laurent Legrand, référent sûreté à la DDSP 13 (Direction Départementale de la Sécurité Publique des Bouches-du-Rhône) incite aussi les chefs d’entreprises à recourir à la technologie RFID pour lutter contre les vols sur les chantiers et à le faire savoir. Par exemple, taguer le matériel électroportatif coûte cher, mais reste un investissement rentable dans le temps, puisqu’il servira à plusieurs chantiers. Surtout, cela évitera l’arrêt temporaire d’un chantier, faute d’outils, donc de perdre de l'argent du fait de cette interruption...

 

Maintenant que la filière du bâtiment est sensibilisée à la RFID, elle doit encore se repérer dans une offre qui valorise plusieurs technologies RFID. Comme le précise Jean-Christophe Lecosse, le directeur du salon RFID, un tag actif sera plus cher mais plus adapté à la gestion de matériel mobile ou situé dans distance de plus de 10m, alors qu’un tag passif sera plus pertinent pour contrôler des petits objets. L’important, selon Alain Tantal, ingénieur d’affaires chez Axem Technology, reste de choisir une technologie commune. Car, si certains la considére parfois comme ancienne, la technologie RFID gagne chaque jour en maturité et en nouveaux usages. Taguer une bouche d’égout ou une canalisation aura ainsi du sens dans le cadre des voiries communicantes et plus largement des smart-cities. Et c’est plutôt malin à l’heure où le gouvernement mise sur les objets connectés dans le cadre de ses 34 plans de relance industrielle...

 

Reportage réalisé par Xavier Fodor et Geoffrey Boyer

 

+ d’infos :

www.centrenational-rfid.com

 

Plan de la FFB “ras-le-vol”

 

www.axemtec.com


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Ajoutée le 30/01/14

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